L'histoire du livre

29 décembre 2008

Finance

contratVoici une astuce pour le quotidien, utile par ces temps où tout le monde cherche des solutions pour arriver à gérer ses finances. Les crédits sont disponibles à profusion, la différence de qualité va se trouver dans la façon de les assurer pour continuer à vivre sans les soucis de ce qui arrivera si le travail stoppe. Une assurance crédit pourra toujours laisser le temps de voir venir la suite.

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10 décembre 2008

Livre et littérature

Se cultiver, aujourd'hui, de l’origine des littératures ne semble pas une démarche facile. Il faut toutefois noter un fait remarquable, c’est la pérennité de l'expression littéraire qui, à l'origine était exclusivement orale. Au début de l’humanité, les moyens d'expression par la parole auront duré pendant des siècles, voire des millénaires. Si l’acte littéraire s’identifit à un travail d'écriture, il fut autrefois, l’affaire des narateurs, dans des rôles de magicien, de poète ou de rhapsode, tous servants de la parole.
litterature
A l'évidence, il faut constater que ce sont des témoignages écrits qui nous apprennent l’existence de cette forme de littérature, mais il nous est encore possible de prendre connaissance d’oeuvres nées sur la terre d’Asie, qui sont encore transmises jusqu’à nous par la tradition orale. L'apparition des livres af permis de conserver et de raconter les traditions, par des textes ressortissant de la magie ou de la religion proprement dite. Qu’ils soient hindous, bouddhistes ou proviennent d’antiques rituels, comme les poèmes chinois du Che-King, les textes littéraires attestent d'une vision de l’univers centrée sur un principe unique qui se traduit dans la forme par la présence exclusive du mètre poétique qui rend sensible l’auditeur au rythme même du souffle universel.
Le livre exprime la littérature quand il s’agit de faire totalement foi à ce principe vital qui meut et l’homme et l’univers, en se débarrassant des scories de l’individuel pour accéder à l’âme impersonnelle la littérature et qui consiste en un rite où l’homme trouve le chemin le plus droit pour parvenir à une fornie de salut. Prières, psaumes, invocations, proverbes versifiés, autant d’expressions reproduites par les écrivains, qui rendent compte du crédit porté par les peuples anciens à une inspiration transcendante dont ils se sentaient, par moment, traversés. Les livres sont un bien précieux qui nous permettent de comprendre ce que les auteurs ont voulu transmettre au fil des générations par la littérature.

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17 novembre 2008

Tout savoir sur le papier !

A l'origine le papier se destinait à conserver tout ce que l’esprit humain pouvait exprimer par le language. Depuis, le papier couvre d’autres fonctions allant de l’emballage de produits alimentaires à celui de conditionnement pour divers objets.
Avant l’invention du papier, on faisait usage de parchemins et papyrus pour écrire. Les parchemins et les papyrus se trouvaient obtenus à partir des fibres de la plante du même nom, élaborés en superposant de fines branches provenant de la tige de la plante et en les laissant se souder entre elles par séchage au soleil. Ensuite, d’autres plantes furent exploitées, d’autres arbres, comme l’érable, le platane, le mûrier, le bambou.

bambou
Le bambou utilisé pour la fabrication de papier

C’est en Chine qu’aurait été mis au point le premier papier, une centaine d’années après J.-C.
En Europe, la fabrication commença autour du XIIIe siècle et ne se diffusa en France qu’à partir de l’invention de l’imprimerie.
La composante essentielle du papier est la cellulose; elle se présente sous l’aspect de fibres isolées, dont la longueur ne dépasse guère quelques millimètres, mais qui peuvent s’agréger entre elles. Autrefois, on obtenait la cellulose à partir de chiffons (chanvre, lin, coton), que l’on réduisait en fibres très petites dans des mortiers ou des moulins. Avec l’accroissement de la consommation de papier, la quantité de chiffons s’avéra insuffisante, et on chercha à utiliser la cellulose du bois.

Les procédés utilisés dans la fabrication du papier.

Le procédé mécanique, consiste à décortiquer les troncs de bois, et à les broyer finement dans des machines appropriées; la pâte obtenue, appelée pâte de bois, ou pâte mécanique, n’est pas très pure et contient de la cellulose mélangée à d’autres substances, la lignine en particulier.

Le procédé chimique est destiné à produire un papier de meilleure qualité. Le recours à un traitement chimique, a pour effet de libérer la cellulose des substances étrangères; la pâte est alors dite chimique.
Afin de distinguer les deux types de papier, il suffit de les étaler à la lumière du soleil. Le papier fabriqué à partir de la pâte de bois jaunit beaucoup plus vite tel le papier-journal qui jaunit en quelques heures.

La cellulose brute, sous forme d’une bouillie blanchâtre diluée dans l’eau, peut être utilisée telle quelle, ou blanchie et chargée de substances qui en améliorent les propriétés. Ces opérations s’effectuent au cours de la phase précédant la préparation du papier proprement dit, par adjonction de bisulfite et hypochlorite de chlore. Elles ont également lieu quand on utilise comme matière première du papier de récupération, qui doit être débarrassé de l’encre et aggloméré à la pâte. Un autre procédé consiste à verser des substances sur la surface de la pâte déjà mise en feuille.

La pâte ainsi traitée est chargée dans des réservoirs doseurs qui l’étendent sur une toile métallique animée d’u mouvement rectiligne horizontal. Au cours de cette phase, l’eau s’écoule à travers la toile, tandis que les fibres de cellulose se déposent, formant une feuille compressée ensuite entre des rouleaux de feutre et de caoutchouc. La feuille, passant sur des cylindres chauffés à la vapeur et entre un dernière série de feutres absorbant est alors complètement séchée.
Le papier est ensuite glacé (s’il y a lieu), mis en bobines découpé aux dimensions voulues.

papier

Les procédés de fabrication du papier varient selon l’usage auquel on le destine. D’après les matières premières employées, on distingue les papiers fins, demi-fins et ordinaires. D’après l’homogénéité de leur structure, on les classe en vélins, qui présentent par transparence, une structure uniforme semblable à un yen dépoli, et en vergés. Ceux-ci montrent, par transparence, de nombreuses lignes parallèles horizontales et, plus rarement, verticales imprimées par un feutre spécial. La même technique est utilisée pour procéder à la fabrication des luxueux papiers filigranés.
Papier à lettres, papier machine, papier ministre, etc., sont obtenus à partir de chiffons et de cellulose blanche. Parmi les papiers d’imprimerie, on distingue ceux destinés aux journaux, et fabriqués à partir de la pâte de bois, et ceux destinés aux livres, revues, reproductions d’art. Ces derniers, préparés généralement avec de la cellulose et de la pâte de bois très raffinée, doivent offrir un aspect uniforme, à la fois souple et résistant. Ils sont couchés, c’est- à-dire recouverts d’une couche de kaolin.
Le papier avion et le papier bible, légers et résistants, sont obtenus à partir de lin et de chanvre. Le papier carbone requiert une préparation spéciale, à partir de matières de tout premier choix (fibres de lin et de chanvre). Il sert de support à un enduit cireux contenant du carbone ou d’autres colorants. Les papiers à cigarettes, préparés à partir de fibres végétales, doivent présenter des propriétés particulières; doit être facilement combustibles et se consumer en même temps que le tabac, sans se disperser dans l’atmosphère.

Parmi les papiers de bonne qualité, mais de poids plus élevé, il est possible de énumérer le papier à dessin, fabriqué avec de la pâte de coton et de la cellulose blanche. Les papiers absorbants (papier buvard, à démaquiller) et ceux utilisés comme filtres, les premiers très doux, les seconds plus compacts et plus rigides, offrent divers degrés de porosité.
Le papier d’emballage constitue une catégorie très importante. Les papiers d’emballage ordinaires sont fabriqués à partir de paille et de pâte de bois. Entre tous les types de papier traités en vue d’un usage précis, on pourrait encore énumérer le papier émeri, le papier gommé, le papier crépon, le papier paraffiné, etc.
La crise du papier, due à la raréfaction des matières premières (bois en particulier), se traduit par une augmentation considérable du prix du papier. Pour y remédier, la réflexion sur la mise au point des papiers synthétiques, a été engagée.

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16 novembre 2008

Nomenclature du livre

Les termes utilisés pour décrire un livre.

livre_schema

 1. jaquette
2. rabat
3. couverture
4. pages
de garde
5. fausse garde
6. page de titre
7. dos
8. tranche-file
9. tranche.

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De l'argile au bois

Les origines du livre

Le mot livre vient du latin liber. Le liber désigne la partie du bois située entre l’écorce et l’aubier. Cette zone peut être divisée en fines lamelles, et était utilisée dans l’Antiquité comme support de l’écriture avant l’introduction du papyrus.
L’histoire du livre remonte à 5 000 ans, aux textes gravés sur la pierre, le bois ou des tablettes d’argile.

tablette

Tablette d'argile

Les Assyriens et les Babyloniens possédaient d’immenses bibliothèques de tablettes d’argile. Celle du roi de Babylone, Assurbanipal, comprenait 22 000 tablettes. Les fameuses lois de Solon furent écrites sur des tablettes de bois, et les douze tables des premières lois romaines furent gravées dans le bronze. Grecs et Romains, pour leur usage quotidien, utilisaient des tablettes de bois enduites d’une mince couche de cire dans laquelle on gravait les mots avec un stylet.
En Egypte, depuis plus de 3 000 ans avant notre ère, on utilisait le papyrus, qui poussait abondamment sur les rives du Nil. De minces lanières étaient réunies à l’aide d’une substance caoutchouteuse. Les feuilles obtenues, pressées et assouplies, étaient collées pour former de longs rubans enroulés sur des cylindres de bois ou d’os. On écrivait sur un seul côté de ces feuilles, et, pour les lire, on les déroulait (d’où leur nom de volume, du latin volvere,). Vers le Vie siècle avant J.-C., cet emploi se répandit dans tout l’Orient, chez les Phéniciens, les Grecs et les Romains.

Le parchemin, d’abord fabriqué à Pergame, remplaça peu à peu le papyrus. Le parchemin est une peau tannée de chèvre ou de mouton. Il présentait de réels avantages : plus résistant, peu sensible à l’humidité, il pouvait être utilisé sur ses deux faces. Ces nouveaux matériaux favorisèrent une première diffusion du livre, sous la forme de rouleaux manuscrits. Mais ce mode de fabrication était extrêmement coûteux. Vers la fin de l’Empire romain, on commença à couper des feuilles de parchemin et à les réunir par les bords, formant ainsi une sorte de volume assez semblable à nos livres actuels.

Durant toute cette période, entre 1 000 av. J.-C. et le début de l’ère chrétienne, la soie se répandait en Chine comme support de l’écriture.

A partir du VIIIè siècle, le papier est fabriqué à partir d’une pâte de fibres de chiffons.

poeme_epique

Le papier fut introduit en Europe au XIVe siècle.

Les manuscrits médiévaux étaient de grand format, écrits en caractères gothiques, sur une ou plusieurs colonnes, sans numérotation de page, souvent sans titre. Ils étaient, le plus souvent, ornés de riches miniatures et, si coûteux qu’ils étaient pratiquement inaccessibles au plus grand nombre. Les manuscrits étaient dictés simultanément à plusieurs copistes, presque toujours dans des monastères bénédictins (Mont Cassin, Saint-GaIl, Chartres).

manuscrit

Ecriture sur manuscrit du IXè sciècle

C’est au XIve siècle que l’on commença à employer la méthode xylographique, qui consistait à graver des lettres en relief sur des tablettes de bois utilisées comme matrices pour de nombreuses copies. Mais le grand développement du livre date de l’invention des caractères mobiles par Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg, à Mayence, vers 1453. L’imprimerie, perfectionnée par Schôffer, se répandit rapidement dans toute l’Europe. Le premier livre imprimé fut une Bible, parue en 1455.

atelier_imprimerie

Avec l’imprimerie, on introduisit graduellement de nouveaux caractères ronde, romain, italique.

Un art typographique se développa avec les éditeurs Aide Manuce à Venise, Robert Estienne à Paris. De grands artistes comme DUrer, Hoibein et Jean Goujon illustrèrent les livres. A la fin du Xvue siècle, la gravure sur bois fait peu à peu place au burin et à l’eau- forte. Les petits formats se multiplient (Elzévir en Hollande). Avec la lithographie et la photogravure au XIXe, et enfin l’offset au XX siècle, les techniques de l’imprimerie ont permis au livre de se multiplier sans limites et à bas prix.

Dès l’invention de l’imprimerie, le marché du livre s’organise.

D’abord les imprimeurs s’installent dans les très grandes villes. En 1500, on peut dénombrer 237 centres ayant possédé des presses. Mais, par souci de rentabilité, les éditeurs-imprimeurs éditent surtout ce qui plaît au public. Ainsi, on a vu par exemple des centaines de tirages du récit des voyages imaginaires de Jehan de Mandeville, alors qu’il n’y eut que six ou sept éditions des lettres dans lesquelles Christophe Colomb relatait ses découvertes !

Il reste que le livre a assuré une survie inespérée à de nombreux textes qui, sans son aide, auraient vite disparu. On a vu que le premier livre publié fut une Bible; puis vinrent les grammaires, et les oeuvres de l’Antiquité. En 1500, Aide Manuce, à Venise, lance un Virgile en format de poche. De 1510 à 1530, la mode des ouvrages grecs s’empare de l’Europe. On publie des éditions critiques, où le texte est discuté et commenté, de telle sorte que des opinions, qui seraient demeurées dans un cercle restreint, sont connues aux quttre coins de l’Europe.

Le livre : un outil de communication formidable

Le livre a permis aux idées de se propager. Ce fut l’une des raisons de la Réforme. La Bible traduite par Luther existe en milliers d’exemplaires. Les presses allemandes se consacrent à multiplier affiches, pamphlets ou traités sur la Réforme.

Pareil retentissement ne pouvait aller sans provoquer des contrecoups. Les pouvoirs, Eglise et Etat, réagiront et mettront sous surveillance toutes les presses. Un texte devait être examiné par un censeur avant de recevoir le permis d’impression, et cette autorïsation n’était concédée que pour une durée limitée. C’était le système du privilège. De plus, l’Etat était un fournisseur de textes non négligeable, depuis qu’il avait pris l’habitude de faire imprimer ses décisions officielles. Les libraires n’avaient d’autre choix que la docilité.

Cette mise sous tutelle dura jusqu’à la Révolution française. Depuis, la liberté d’imprimer a sensiblement varié, selon la sévérité des hommes au pouvoir, mais aussi selon la possibilité de contourner la loi. Car le livre a une puissance étonnante, et rien ne peut l’arrêter; on peut, tout au plus, ralentir sa diffusion. Aussi joue-t-il un rôle important dans la préparation et le déroulement de la Révolution. La Déclaration des droits de l’homme spécifie que la libre communication de la pensée et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas prévus par la loi.

imprimerie

Ce droit de publier librement ses idées et ses opinions dépend en fait de l’éditeur. Tout le monde n’a pas les capitaux suffisants pour faire imprimer un livre et pour le vendre. L’éditeur se charge de cette tâche. C’est lui qui choisit ou, même, commande le texte, en détermine la forme et la présentation, et le fera imprimer et distribuer dans les librairies. Son souci est naturellement de retrouver l’argent dépensé. Cependant, des éditeurs n’hésitent pas à lancer de jeunes auteurs, dont le succès est hasardeux, mais qui peuvent être, par la suite, une source de richesses pour leur maison.

En une vingtaine d'année la progression du livre dans le monde a été spectaculaire en 1950, 230 000 à 250 000 titres avec 2 à 3 milliards d’exemplaires; en 1970, 550 000 titres avec 8 milliards d’exemplaires. Où peut voir, par ces chiffres, combien notre univers a été changé par le livre. Celui-ci fut l’élément essentiel de l’expansion et du développement des connaissances, il fut en même temps un facteur d’union et un moyen d’enrichissement personnel. Cet apport n’est pas remis en cause par les techniques audio-visuelles. Le livre n’est pas un rival de la télévision. Les statistiques prouvent que ces deux moyens de culture ne luttent pas l’un contre l’autre. Souvent, au contraire, l’ouverture d’esprit que donne l’un invite à chercher un complément dans l’autre. Disponible à chaque instant, distrayant ou instructif, le livre survit par l’étonnant pouvoir de réflexion qu’il suscite.

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